AccueilLe Multilinguisme Un atout considérable dans le milieu professionnel


Le Multilinguisme Un atout considérable dans le milieu professionnel

La maîtrise de plusieurs langues étrangères permet d’avoir une grande ouverture d’esprit parce qu’elle nous facilite la compréhension d’autres cultures et d’autres horizons.

Les candidats multilingues privilégiés

Dans le monde professionnel, elle représente un atout incontournable pour les demandeurs d’emploi et un bon tremplin pour les professionnels en quête de promotion. Intéressons-nous d’abord au premier cas. C’est un secret de Polichinelle de dire que les managers sont de plus en plus séduits par les profils polyglottes. Les compétences techniques et professionnelles ne sont plus les seuls baromètres qui reflètent le portrait-robot du candidat idéal. Le multilinguisme renferme plusieurs avantages pour le postulant ; il nous différencie des autres candidats et témoigne de notre capacité d’investissement. L’apprentissage d’une grammaire étrangère est loin d’être un exercice facile pour beaucoup de personnes. Cette volonté de connaitre de nouvelles langues pourrait influer positivement sur le recruteur. À titre illustratif, mentionner sur notre CV que l’on maîtrise une langue réputée difficile peut témoigner de notre capacité d’investissement et de notre abnégation. Deux qualités si importantes dans le monde professionnel. «Nous n’avons plus besoin de prouver l’importance des langues étrangères, cela est clair que cette diversité de langue permet de s’ouvrir sur les cultures qui nous entourent et de se comparer par rapport aux autres. Un critère important du point de vue de la carrière des candidats, la possibilité d’une mobilité internationale qui demeure un tremplin et un catalyseur pour booster tôt la carrière. (…) Pour un recruteur, la maîtrise de l’anglais et du français est devenue un critère, dans la plupart des cas, sélectif», indique Rabii Berady, directeur associé au cabinet RH Partners.
Les connaissances linguistiques sont aussi, en quelque sorte, une poule aux œufs d’or pour les professionnels, en particulier ceux qui exercent dans les multinationales, des entreprises dont les activités transcendent les frontières. Le fait de maîtriser des langues étrangères lui permet d’avoir un cran par rapport à ses collègues. Ceci lui permettra également de communiquer aisément avec des clients aux différentes casquettes, de mieux connaître le milieu des affaires et de se sentir à l’aise à l’occasion de colloques ou de séminaires internationaux. D’ailleurs de nos jours, des entreprises n’hésitent pas à organiser des formations ou des séjours linguistiques à l’étranger pour améliorer le niveau linguistique de leurs collaborateurs. De plus en plus d’employés s’inscrivent dans des centres de langues pour faire évoluer leur statut au sein de l’entreprise.

Anglais, langue dominante

Parler plusieurs langues c’est bien, maîtriser les plus privilégiées dans l’entreprise, c’est encore mieux. Et dans cette hiérarchie, c’est bien évidemment l’anglais qui caracole en tête. Dire que la langue de Shakespeare est incontournable dans ce monde moderne, relève du pléonasme. L’hégémonie de cette langue est notamment perceptible dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication où des logiciels et applications et de grands travaux de recherche sont pour la plupart du temps en anglais. Les étudiants en année de licence et les doctorants ne nous démentiront pas. «La maîtrise de l’anglais est une compétence essentielle pour l’employabilité des jeunes au Maroc. Plus de 90% des offres d’emploi requièrent l’anglais, mais seulement 7% des employeurs sont disposés à offrir une formation linguistique à leur personnel», a constaté Martin Rose directeur du British Council au Maroc.

Autre secteur qui nécessite la maîtrise des langues notamment l’anglais, la presse. L’information devient de plus en plus anglicisée. Les grands colloques, séminaires et conférences internationaux se font en anglais, les rapports et documents des grands organismes sont estampillés «english». À partir de là, on comprend aisément pourquoi de nombreuses écoles de journalisme lui confèrent une place prépondérante dans leurs programmes. Idem dans le milieu économique, où le suivi de l’évolution des valeurs boursières requiert la maîtrise de l’anglais. «L’apprentissage des langues étrangères s’est positionné dernièrement dans la tête de liste des priorités de plusieurs institutions et écoles de notre enseignement. Les gouvernements successifs tentent d’améliorer l’enseignement des langues dans notre pays, et ce, en favorisant la pratique orale dès le plus jeune âge. Selon le ministère de l’Éducation nationale, chaque élève doit être capable de communiquer dans deux langues étrangères à la fin du cycle secondaire», renchérit Rabii Berady.

La langue chinoise de plus en plus prisée

Il est tout de même important de souligner que l’anglais ne règne plus seul en maître dans la sphère linguistique. Le mandarin couramment appelé «chinois» lui conteste la suprématie.
Avec l’essor économique de l’Empire, conjugué aux perspectives économiques rayonnantes que prédisent les analystes, les gens, surtout les jeunes, s’intéressent de plus en plus à cette langue. «L’anglais est le champion mondial certes, maintenant le rendement d’une langue, pour la définir en tant que priorité ou pas, se calcule avec le rapport entre le profil escompté par l’acquisition de cette langue et le coût représenté par son apprentissage. L’importance économique d’une langue peut également varier en fonction du contexte spécifique du marché. Certaines statistiques ont montré que les langues les plus parlées en entreprises francophones sont avec ordre de priorité (en millions) le chinois avec 975, l’anglais avec 500, l’espagnol avec 420, l’arabe avec 400, le hindi avec 300, le russe avec 300, le portugais avec 240, le bengali avec 230, le français avec 220», révèle-t-il.

Le Maroc abrite d’ailleurs depuis 2009 un Institut Confucius, implanté au sein de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Mohammed V-Agdal. À titre illustratif, cet établissement, fruit d’une collaboration entre l’Université internationale de Pékin et l’Université de Rabat, a accueilli 200 étudiants durant l’année universitaire 2012-2013. Les frais d’inscription s’élèvent à 200 DH pour les étudiants, professeurs et fonctionnaires de l’université, 300 DH pour ceux des autres établissements, et 1500 DH pour les autres fonctionnaires. L’Université a même instauré depuis l’année dernière, une licence en littérature chinoise.
Des cours de chinois sont également organisés dans certaines facultés à Casablanca… Une nouvelle piste pour les férus de langues ! 

LE MATIN

 





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